Quels sont les principes de la souveraineté budgétaire ?

Quels sont les principes de la souveraineté budgétaire ?

Quels sont les principes de la souveraineté budgétaire ?

Que ça soit l’hyperinflation qui a pris l’Argentine au piège, ou l’hyper-endettement de la Grèce, tous deux sont les conséquences d’une incapacité de leurs gouvernements à conduire correctement leurs budgets.

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En effet, en général, l’hyperinflation est le résultat d’une mal-gérance des finances publiques conduisant inévitablement à la monétisation de la dette, soit une débauche monétaire. Il est tout à fait faux de penser qu’avoir l’entière possession de sa souveraineté budgétaire suffirait à sortir un pays de son surendettement, notamment les pays de l’euro.

La souveraineté budgétaire : un mythe ?

La souveraineté budgétaire est un mythe entretenu par des politiciens au pouvoir et, pour leur plus grand contentement,  protégé par la théorie Keynésienne. En vrai, la capacité de financement des États contraint la souveraineté budgétaire, et cette capacité est dépendante de l’ampleur de la souveraineté monétaire de l’État.

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Quand un gouvernement augmente les dépenses publiques, soit ces dépenses s’autofinancent par la hausse des recettes fiscales, soit ces recettes ne sont pas suffisantes et le déficit qui en résulte devra être financé d’une manière ou d’une autre. Les options sont multiples, particulièrement fonction du système monétaire où l’État est inséré, du statut international de sa monnaie et de la considération des investisseurs nationaux. On identifie encore deux cas, soit la souveraineté budgétaire est indissociable de la souveraineté monétaire et vaut uniquement par la soutenabilité de la dette que les acteurs économiques estiment crédible. Soit la souveraineté budgétaire est contrainte par l’inexistence de souveraineté monétaire, avec un système de changes fixes. La gestion de la souveraineté est collective, surtout pour une monnaie commune comme l’euro.

Pourquoi la dérive grecque ?

La souveraineté budgétaire n’est donc plus, dans le cas de la Grèce car il s’agit d’une monnaie commune. La dérive grecque est alors due à une mal-compréhension des investisseurs considérant la zone euro comme un tout homogène.